La culture numérique devenue indispensable... même pour les détenus

Aujourd'hui l'acquisition d'une véritable "culture numérique" est une nécessité pour l'ensembles des Français. Nécessité professionnelle (tant le "numérique" impacte fortement les entreprise et le travail lui même) que "citoyenne", le numérique étant de plus en plus au coeur du débat démocratique (pour le meilleurs et quelquefois pour le pire). 

Nous pourrions penser à cette nécessité à partir de la réflexion apportée par une spécialiste de ce domaine dans l'usine nouvelle : cette nécessité "pour l'industrie" nous touche tous et toutes, et il suffira d'y réflechir pour trouver les moyens de faire progresser cette idée dans notre domaine particulier .

 

La révolution technologique apportée par le numérique accélère au risque de friser le chaos, social notamment. Même dans la Silicon Valley, on s’inquiète pour l’emploi. Les transformations se réalisent beaucoup plus rapidement que prévu, sans laisser aux organisations et aux administrations le temps de s’adapter.

Ce constat est d’autant plus alarmant que l’on est au milieu du gué, dans l’incapacité d’anticiper tous les courants. Certains aspect de cette transformation semblent cependant clairs, comme la capacité du numérique à bouleverser à peu près tous les business models… La bonne nouvelle, c’est qu’après une phase de scepticisme, voire d’attentisme, les entreprises en ont pris conscience...

La mauvaise nouvelle, c’est que pour développer de nouvelles stratégies, il faut changer de mode de pensée. Il y a urgence, pour tous, à acquérir une culture numérique, qui « est certes une appétence pour la technologie, mais aussi un état d’esprit qui consiste à savoir prendre des risques. C’est aussi savoir changer d’avis. Ne pas adopter des réflexes corporatistes. Le numérique implique également d’avoir plus de souplesse dans la gestion des ressources humaines », selon Axelle Lemaire, la secrétaire d’État chargée du numérique, en pensant à l’appareil d’État. Cette définition est juste, mais incomplète.

La culture numérique, c’est aussi acquérir une culture de la donnée, non plus uniquement pour mesurer mais pour innover. C’est apprendre à penser « ouvert », open data, open source, fab lab, crowdsourcing… C’est penser usage et donc design, avant technologie. C’est enfin penser de façon transversale, voire horizontale, dans ses organisations. Pas facile, mais pas impossible. « Une culture, cela s’acquiert », affirme Axelle Lemaire. Reste à savoir s’il faut adopter telle quelle cette culture initiée depuis la Silicon Valley ou réussir à lui donner rapidement des valeurs européennes.